07 juillet 2026
Le règne animal : à la rencontre des animaux de nos collections
Des plumes, des écailles, des coquilles ou des fourrures… Les animaux des collections de l'Institut Calvet cachent bien des surprises. Témoins de la diversité du vivant et de la curiosité des collectionneurs, ils nous invitent à explorer les liens entre nature, science et patrimoine.
Sur la terre…

Le cerf élaphe, ou cerf noble ou encore cerf rouge, est le plus grand cervidé d'Europe. Il vit principalement en forêt et en montagne. Disparu du Sud de la France au milieu du XIXe siècle, il a été réintroduit quelques années plus tard. On peut l'observer aujourd'hui dans nos forêts vauclusiennes, sur le Mont Ventoux ou encore sur la Montagne de Lure.
Cet herbivore majestueux porte ses bois avec élégance. Chaque fin d’hiver, son ramage tombe et repousse en quelques mois.
Pour conquérir un groupe de femelles, le cerf doit combattre ses rivaux mâles, ses bois lui servent alors à attaquer mais aussi à parader fièrement pour décourager les autres prétendants.
De septembre à octobre à la lisière des bois, on peut entendre les mâles pousser leur cri, le brame, pour attirer leurs femelles.

Le fourmilier soyeux (Cyclopes didactylus) est le plus petit représentant de son espèce. Mesurant seulement 32 à 52 cm de long, il vit dans les forêts tropicales du sud du Mexique, d'Amérique centrale et d'une grande partie de l'Amérique du Sud.
Reconnaissable à son pelage brun doré, dense et extrêmement soyeux, il possède de grands yeux noirs, de longues griffes recourbées et une queue qui lui permet de s'agripper aux branches. Il passe presque toute sa vie dans les arbres, et grâce à sa vision adaptée, il évolue principalement la nuit.
Ses puissantes griffes lui servent à grimper avec agilité, mais aussi à ouvrir les nids de fourmis et de termites, dont il se nourrit principalement. Son museau allongé et ses mâchoires en forme de tube lui permettent de les atteindre facilement !
Dans le ciel...

Omnivore, il se nourrit d'insectes, de fruits à coque et surtout de glands, qu'il cache par milliers pour l'hiver. Mais il oublie une partie de ses réserves, alors ces glands germent naturellement ! Avec près de 4 600 glands enfouis chaque année, le geai est considéré comme l'un des plus grands reboiseurs naturels d'Europe.
Très bavard, il est aussi capable d'imiter les cris d'autres oiseaux et même de certains mammifères. Ses appels servent à communiquer, attirer un partenaire ou encore prévenir ses congénères de l'arrivée d'un danger.

Avec sa huppe dressée sur sa tête, son bec au jaune éclatant, son plumage bleu et gris et sa longue queue : difficile de passer à côté du touraco géant !
À l'aube et au crépuscule, le touraco géant fait entendre son chant puissant dans les forêts d'Afrique équatoriale. Attaché à son territoire, il vit en couple ou en petits groupes et se nourrit principalement de fruits, de bourgeons et de feuilles. Il construit son nid pour accueillir sa progéniture avec des brindilles sèches, en hauteur dans les arbres.
Pomme de rainette…

Cette petite grenouille se tient fréquemment dans les végétaux tels que les arbustes, les bordures de marais ou d’étangs, là où elle peut s’abriter.
Près des points d’eau, on peut entendre le chant rauque et bruyant des mâles : ils utilisent leur sac vocal (partie flasque de la peau sous la gorge) qui se gonfle comme un ballon pour attirer les femelles. Leur chant peut s'entendre à plusieurs centaines de mètres !
Leur anatomie ne nous mène pas au bout de nos surprises : grâce à leurs doigts munis de petits disques adhésifs, les rainettes peuvent grimper sur les feuilles, les branches et même les vitres !
Le saviez-vous… la rainette ne boit pas d’eau ! Sa peau hautement perméable absorbe le liquide nécessaire et la couche de mucus permet de la garder humide.
La beauté du vivant

Hans Bocksberger l'Ancien (1510-1561), artiste autrichien de la Renaissance, représente ici une scène de l'Ancien Testament avec Dieu, des anges et une nature luxuriante abritant une faune et une flore variées. On y distingue les deux premiers êtres humains, Ève et Adam, et même des animaux fantastiques.
Cette œuvre représente la création du monde animal telle qu’elle est racontée dans la Genèse. Au centre, la figure divine domine la scène et organise tout l’espace autour d’elle.
Ce qui nous frappe immédiatement, c’est l’extraordinaire profusion d’animaux. Cerfs, lions, chameaux, éléphants, hérons… Des créatures de toutes sortes cohabitent paisiblement dans un paysage idéal ! Cette abondance est bien ordonnée, et notre regard se laisse porter par la richesse de cette faune. Parmi les nuages surplombant la scène, on peut apercevoir des anges, survolant les montagnes, lacs et vallées.
Cette œuvre fait transparaître l’intérêt pour la faune et sa représentation des peintres du XVIe siècle. Plus qu’une simple illustration de la Bible, ce tableau apparaît comme une célébration de l’ordre, de la richesse et de la beauté du vivant


