14 octobre 2026
L’impressionnisme dans les collections de l’Institut Calvet
À l’occasion des 120 ans de la disparition de Paul Cezanne et de l’exposition en son honneur « Cézanne et nous » au musée du Grand Palais à Paris, nous vous proposons aujourd’hui un regard sur cet artiste et d’autres œuvres impressionnistes issues de nos collections.
Ce mouvement artistique est né en France dans les années 1870 initié par plusieurs peintres dont entre autres Monet, Renoir et Pissaro. Il se caractérise par la volonté de saisir les impressions visuelles d’un instant. Les représentants de ce courant privilégient les effets de lumière, les jeux de couleurs et les touches de pinceau visibles afin de restituer l’atmosphère d’une scène, plutôt que d’en représenter les détails avec précision.
[FOCUS] : 120 ANS DE LA DISPARITION DE PAUL CEZANNE
Paul Cézanne (1839-1906) admirait profondément Eugène Delacroix (1798-1863). Il propose ici sa propre interprétation à travers un dessin spontané, où les lignes expressives et la rapidité du geste jouent un rôle essentiel. Ce goût pour le « premier jet » témoigne d’une quête d’instinctivité et de liberté du trait, que l’on retrouve chez les artistes impressionnistes, qui privilégient parfois l’esquisse et la simplification des formes.
À travers ce dessins, Paul Cézanne aborde le thème des « Baigneurs » dans une esquisse où l’énergie et la spontanéité du geste sont au cœur de la création. Son attention porté à l’équilibre et l’organisation de la composition affirme son originalité parmi les peintres de son temps.
La recherche de la lumière :
Les artistes de ce courant artistique privilégient la peinture en pleine nature, afin de saisir les variations de la lumière et les effets de l’atmosphère sur les paysages et mises en scène.
Dans cette œuvre, Armand Guillaumin travaille directement sur le motif et restitue au pastel les éclats du soleil. Une touche rapide est appliquée en arrière-plan, comme une esquisse, afin de porter l’attention sur le sujet : Madame Guillaumin.
Paysage et silhouettes :
Alfred Sisley puise son inspiration dans les paysages. Son souci constant de l’équilibre et de l’organisation de la composition contribue à le distinguer de nombre de ses contemporains.
Comme nous pouvons l’observer dans cette œuvre, les silhouettes occupent qu’une place secondaire tandis que le décors naturel prend vie grâce aux coups de pinceaux et aux couleurs juxtaposées.
Bibliographie :
Un jour, Oeuvres sur papier du XXème siècle, De Pierre Provoyeur, Fondation Calvet éd.2002
Oeuvres :


