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21 mai 2026

Nuit européenne des musées

À l'occasion de la Nuit des Musées, saisissez l'opportunité de redécouvrir la richesse des collections de l’Institut Calvet. Des peintures de la Renaissance aux antiquités de l'Égypte ancienne, voici une sélection d’œuvres à admirer lors de cette nocturne.

Le combat de Saint Michel

Une peinture de style gothique tardif représentant l'archange saint Michel terrassant le démon. L'archange, vêtu d'une armure dorée étincelante et d'une cape rouge, déploie de grandes ailes blanches. Il maintient au sol une créature monstrueuse hybride sous son pied tout en tenant une balance dans une main et une lance cruciforme dans l'autre. Le fond est orné d'un riche motif floral vert et doré.

Saint Michel terrassant le démon, Josse Lieferinxe (XV siècle). Exposé au musée du Petit Palais. 

Ce panneau en bois est une œuvre de l’école provençale, acheté par l’Institut Calvet dès 1836. Il illustre un passage célèbre de la Bible où l'archange Michel affronte le mal. 

Observez le contraste voulu par l'artiste : d'un côté, la précision du démon terrassé, et de l'autre, le calme de Saint Michel. Josse Lieferinxe mélange ici le réalisme flamand et la lumière issue du goût méditerranéen, ce qui crée une scène où les détails semblent prendre vie.

 

La géométrie d’Albert Gleizes

Peinture de style cubiste aux formes géométriques représentant une figure maternelle tenant un enfant. Les personnages sont décomposés en plans superposés de couleurs rose, bordeaux et ocre. Ils sont inscrits dans une composition dynamique faite de cercles concentriques multicolores évoquant des halos ou des arcs-en-ciel. L'ensemble est encadré par des bordures verticales ornées de points rouges sur un fond beige, créant une esthétique proche du vitrail moderne.

Maternité, Albert Gleizes (XX siècle). Exposé au musée Calvet. 

Albert Gleizes est un artiste cubiste du XX siècle, ce tableau est entré dans les collections de l’Institut grâce à un don de son épouse, l'artiste peintre Juliette Roche.

Dans cette œuvre, intitulée « Maternité », Albert Gleizes utilise de larges aplats de couleurs et des rotations de plan. La mère et l’enfant sont encerclés par des cercles aux tons opposés.

« Pour lui, l'art devait rompre avec les codes de la Renaissance pour retrouver la force de l'Art Roman. » G.

 

Les secrets des pharaons 

Un bas-relief en pierre calcaire de l'Égypte antique présentant quatre colonnes verticales de hiéroglyphes finement gravés et peints. Les symboles incluent des figures humaines assises, des oiseaux (faucons, ibis), des yeux, des serpents et divers objets rituels. Les pigments d'origine, principalement le rouge ocre, le bleu-gris et le noir, sont encore visibles. Les colonnes sont séparées par de fines lignes verticales sombres, et l'ensemble de la pierre présente une texture légèrement érodée sur les bords.

Fragment du Livre de la Vache Céleste (XIX dynastie). Exposé au musée Lapidaire. 

Ce fragment du livre de la Vache Céleste nous raconte une légende spectaculaire de l'Égypte ancienne, qui ornait probablement la tombe du pharaon Séthi Ier.

Le texte nous raconte la colère du dieu Ré : alors qu'il vieillissait, les hommes commencèrent à comploter contre lui, pensant qu'il perdait de sa puissance.

Pour punir cette rébellion, il envoie la déesse Hathor sous forme de lionne. Celle-ci devient si furieuse et incontrôlable qu’elle dépasse ses ordres et menace de détruire l'humanité tout entière. Pris de regret, Ré doit alors ruser pour arrêter le massacre qu'il a lui-même déclenché. Il utilise un stratagème : il répand de la bière teintée d'ocre rouge sur le sol. Pensant que c'est du sang, la déesse s'enivre, s'apaise et il sauve ainsi l'humanité.

 

L’éclat pur de l’améthyste

quartz ouvré dont l'intérieur lisse et poli contraste avec une paroi extérieure hérissée de cristaux bruts et de volutes baroques sculptées. La pierre présente des teintes allant du gris fumé au blanc laiteux, avec des reflets brillants. L'ensemble repose sur une surface blanche contre un fond dégradé gris foncé

Quartz améthyste ouvré, Legs d'Esprit Requien (1851). Exposé au musée Requien.

Cette améthyste travaillée est une pièce issue du legs original d'Esprit Requien.

Savez-vous d'où vient son nom ? En grec ancien, il signifie « préserver de l'ivresse ». Sa couleur rappelait celle du vin coupé à l'eau, et on lui prêtait le pouvoir de protéger des excès. Signe de pureté, elle rappelle aussi la tradition biblique où Joseph offre une bague ornée de cette pierre à la Vierge Marie. Aujourd'hui classée comme pierre fine, elle reste un symbole fort entre nature et joaillerie.

 

Un patrimoine à partager 

Que vous soyez fasciné par le talent des peintres à travers les siècles, par les mystères de l’archéologie ou par les reflets d’un quartz millénaire, cette soirée est une invitation à la découverte.

Ne vous contentez pas de passer devant les façades : poussez les portes et partez à la recherche de ces œuvres.

Bonne traversée nocturne !

 

 

 

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