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24 octobre 2025

Ruines du réel à l'imaginaire

Témoins d’un passé glorieux ou support d’une rêverie mélancolique, elles inspirent les artistes du XVIIIᵉ siècle, entre observation fidèle et invention poétique.

Hubert Robert, surnommé “Robert des Ruines”, en offre deux visions contrastées :
– Dans le Colisée, il peint avec précision les monuments de Rome, le célèbre amphithéâtre et l’arc de Constantin, fidèlement disposés dans un paysage animé de figures populaires.
– Dans l’Abreuvoir, au contraire, il laisse libre cours à son imagination : fausses ruines, sculptures célèbres réassemblées, fantaisie et rêverie s’entremêlent.

À Avignon, Jean-Baptiste Michel capture un vestige bien réel : une pile du pont Saint-Bénézet. La pierre, rongée par le temps, devient à elle seule symbole de la mémoire d’une cité.

Avec Jean-Jérôme-Nicolas Servandoni, c’est une autre ruine qui s’impose — celle d’une galerie effondrée, reflet d’une grandeur passée et d’un destin brisé. Son œuvre, à mi-chemin entre théâtre et peinture, fait écho à sa propre vie : éclat, ambition, puis chute.

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